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VIES DES SAVANTS ILLUSTRES
de donner les formules et les procédés plus expéditifs de latrigonométrie moderne. Enfin, il arrive à la Syntaxe mathéma-tique (Al-ma g este).
« L’astronomie des Grecs, dit Delambre, est tout entière dans laSyntaxe mathématique de Ptolémée. Sans les détails dans lesquels noussommes entré sur l’arithmétique et la trigonométrie, il nous serait im-possible de comprendre comment Ptolémée parvenait à exécuter des cal-culs si longs et si compliqués, qu’il surcharge encore de développementssouvent très-inutiles (1). »
Si nous voulions suivre Delambre dans les savantes explica-tions qu’il donne des treize livres de YAlmageste, nousaurions à faire un véritable traité de l’application des mathé-matiques à l’astronomie. Nous avons dû nous borner à donner,dans les lignes qui précèdent, une idée générales du systèmede Ptolémée et de son Almageste .
Montucla signale Y Optique de Ptolémée comme du traité leplus complet et le plus étendu que les anciens aient possédésur cette matière. Il ajoute qu’il ne nous est pas parvenu,mais que « quelques auteurs nous en ont transmis divers traitsfort remarquables (2). » Il invoque, relativement aux réfrac-tions astronomiques, les découvertes annoncées par Roger Bacon et par l’arabe Alhazen , « qu’on soupçonne avec justice,bien qu'il s’en défende, de devoir à Ptolémée toute son opti-que, » pour prouver que les modernes ont profité de sa décou-verte en optique.
Delambre, au moyen d’une comparaison qu’il établit entre letraité d Optique de Ptolémée et les traités d’optique attribuésà Euclide , à Alhazen , à Vitellion , prouve que Montucla setrompe dans l’opinion trop avantageuse qu’il veut nous donnerde Ptolémée , et il pense, quant à lui, que la physique de Pto lémée était beaucoup plus défectueuse que celle d’Alhazen . Ilserait superflu d’entrer dans cette discussion.
Le Planisphère est le titre d’un autre ouvrage de Ptolémée .On appelle planisphère un plan sur lequel sont représentés lesprincipaux cercles de la sphère. Le texte grec de cet ouvrageest perdu. Il n’en existe qu’une traduction latine, faite d’après
(1) Histoire de l'astronomie ancienne , tome II, p. 67.
(2) Histoire des mathématiques , 2 e édition, in-4®, t. I, p. 312.