Minorité'.
portent cette absurdité, par ce qu’ils l'ontlue dan 1 : les Mémoires des Courtisans & desFrondeurs. Il n’y a que trop de traits dansces Mémoires, ou falsifiés par la paillon, ourapportés fur des bruits populaires. Le pué-rile ne doit pas être cité, & l’absurdq ne peutêtre cru. a)
M a Z A RIN usa d’abord avec modérationde sa puissance. Il faudroit avoir véculong tems avec un Ministre , pour peindreson caractère, pour dire quel degré de cou-rage ou de foibldse il avoir dans l’eíprit, àquel point il étoit ou prudent ou fourbe b).
L z Ainíì
a) Mr. de Voltaire rejette un fait avéré par destémoins oculaires , parce qu’ií lui paroit ab-surde, & ne sait pas rénexion, que Potier pou-voit fort bien être un homme absurde ; il í’é-toit en ester; Plus idiot, dit Retz que tous lesidiots ensemble. La déclaration que Potierfit aux Iiolíandois le révolté, parce qudl neconsidéré ni le personnage qui la fit, ni les cir-constances où étoient les peuples à qui il lafit, ni de la part de qui il la fit. Potier étoitdévot ; les Hollandois étoient un peuple li-bre , & non un peuple souverain. Anned’ Autriche étoit une ame foible & pieuse. IIy a aujourdui vingt Evêques en France , quiferoient la propolìtion de Potier.b ) Les actions que l'histoire nous transmet nedécident- elles pas du caractère ? Est-il néces-saire d’avoir vécu familièrement avec Maza-rin, pour dire que Mazarin étoit; foible, lâche,
sourde.