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Tome premier.
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» Minorité'. 5>i.

répartition de cent cinquante mille livres ;tant, pour qui couperoit le nez au Cardi-nal ; tant, pour une oreille ; tant, pour un■* œil ; tant, pour le faire eunuque. Ce ri-dicule fut tout l’effet de la proscription. LeCardinal de son côté, n’emploïoit contre sesennemis , ni le poison , ni l’allàllinat ; &malgré l’aigreur & la manie de tant de par-tis 8 c de tant de haines, on ne commit pasbeaucoup de grands crimes. Les chefs departi furent peu cruels, & les peuples peufurieux ; car ce, n’étoit pas une guerre dereligion.

L’esprit de vertige qui regnoit en ce Bec.tems, posséda ft bien tout le corps du Par- 1651.lement de Paris, qu’après avoir solennelle-& ment ordonné un aííàffinat dont on se mo-quoit, il rendit un Arrêt , par lequel plu-sieurs Conseillers dévoient íe transporter furla frontière, pour informer c) contre l’ar-mée du Cardinal Mazarin ; c’est-à-dire,contre l’Armée Roïale. â) Deux

c) Le terme informer ne rend pas le parlementridicule, mais il jette du froid & du ridiculefur votre réflexion,

d ) Une armée foudoiée par un étranger , por-tant l’uniforme d’un homme proscrit juridi-quement n’étoit point une armée roiale pour. le Parlement. Ce ne fut point par un esprit

de vertige, que cette Compagnie procéda con-tre cette armée, qu’clle ne pouvoir considérerque comme une armée de parti bleu : ce fut