Band 
Tome premier.
Seite
120
JPEG-Download
 

Louis XIV,

tìO

Cambrai, que Condc, suivi de deux millechevaux, perça à travers l’armee des assié,geans, ôc aïant renversé touc ce qui vouloir3°\ sarrêter, il se jetta dans la ville. Les cito-jáfs iens àcurent i genoux leur libérateur. Ainsi’ ces deux hommes opposés l’un à l’autre, dé-ploioient les ressources de leur génie. On• les admiroit dans leurs victoires, dans leurbonne conduite, & dans leurs fautes mêmequ’ils sàvoìent toujours réparer. Leurs talensarrêtoient tour-à-tour les progrès de l’una& de l’áutre Monarchie > mais le désordredes finances en Espagne & en France etoitencotç un plus grand obstacle à leurs succès.

L A ligue faite avec Cronrwel donna en,fin à la France une supériorité plus marquée ;d'un côté, l 1 Amiral Blak alla brûler lçs Gai,lions d’Eípagne auprès des Iles Canaries , &leur fit perdre les seuls trésors avec lesquelsla guerre pouvoit se soutenir; de l’autre,vingt vaiííeaux Anglois vinrent bloquer leport deDunkerque, & six mille vieux fol,dats, qui avoient fait la révolution d’Angle,terre, renforcèrent l’armée de Turenne,

Alors Dunkerque, la plus importanteplace de la Flandre, fut assiégée par mer Scpar terre. Condé Sc Dom Juan d-Autriche ,aïant ràmaííe toutes leurs forces, fe présen,Jçrtnt pôur la secourir, L’Europc avoit les