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Tome premier.
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J U S Q^U’ a' 1661. 42 s

son fils Richard ejl un misérable dé n’avoirpas su jouir d u fruit des crimes de soft père.Cependant ce Richard vécut heureux, & sonpère n’avoit jamais connu le bonheur Y) .

Qu E L QU E tems auparavant, la Francevit un autre exemple bien plus mémorabledu mépris d’une couronne s) - Christine Rei-ne de Suéde vint à Paris. On admira enelle une jeune Reine > qui à vingt- sept ansavoit renoncé á la souveraineté dont elle é-toit digne, pour vivre libre & tranquile. 11est honteux aux Ecrivains Protestans, d’avoirôsc dire sans la moindre preuve, qu’elle nequitta fa couronne , que parce qu’elle nepouvoit plus la garder. Elle avoit formé cedessein dés l’âge de vingt ans, & l’avoit lailîemeurir sept années. Cette résolution, ít su-périeure aux idées vulgaires Sc fi longtemsméditée, devoit fermer la bouche à ceux quilui reprochèrent de la legéreté Sc une abdi-cation involontaire. L’un de ces deux re-proches détruisoit l'autre; mais il faut tpû-jours que ce qui est grand soit attaqué parles petits esprits. ,

P OU R

r) D’oùl'auteur tient-il cette anecdote? OlivierCromwel avoit été aussi loin qu’fl pouvoít aï*ler , & infiniment pluslòin qusil n’avoit espe*ré. Olivier Cromwei fut donc auíîì heureutSqu’il pouvoit l’être , & beaucoup plus qu’ÍIne s’étoi't flatté de l’être. v : ’

■f) Lt mépris si’une Couronne. Cela íe dit * il ?