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Tome premier.
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Jus q,u’ a 1661. iîf

prètendoit avec plus de justice la préémi-nence fur les autres Rois. Cependant DomLouis de Haro mit une égalité parfaite en-tre Mazarin & lui, entre la France & l’Es-pagne.

Les Conférences durèrent quatre mois.Mazarin & Dom Louis y déplorèrent touteleur politique. Celle du Cardinal étoit lafineílè. Celle de Dom Louis la lenteur. Ce-lui-ci ne donnoit preíque jamais de paroles,& celui - là en donnoit toujours d’équivo-ques. Le génie du Ministre Italien étoit devouloir surprendre ; celui de l’Espagnol étoitde s’empècher d’être surpris. On prétendqu’il difoit du Cardinal : il a un grand dé-faut en politique , c’efl qu’il veut toujourstromper.

Telle est la vicisitude des choies hu-maines , que de ce fameux Traité des Piré-nées, il n’y pas deux articles qui subsistentaujourd’hui. Le Roi de France garda leRouílillon , qu’il eût toujours conservé sanscette paix : mais à l’égard de la Flandre, laMonarchie Espagnole n’y a plus rien. Nousétions alors les amis nécessaires du Portu-gal ; nous nc le sommes plus : tout e chan-gé. Mais si Dom Louis de Haro avoir ditque le Cardinal Mazarin savoir tromper, ona dit depuis qu’il savoir prévoir. Il méd toitI 4 d'e S