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Tome premier.
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Louis ,XIV.

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nistres étrangers , qui étoient en France:que les Minières Espagnols ne concourroientplus dorénavant avec ceux de France. Cen’eh étoit pas aílez pour reconnoître nette-ment la prééminence du Roi ; mais c’en é-toit aíîèz pour un aveu authentique de lafoiblesie espagnole. Cette Cour encor hère,murmura longtems de son humiliation. De-puis , plusieurs Ministres Espagnols ont re-nouvelle leurs anciennes prétentions: ils ontobtenu l’égalité à Nimégue ; mais Louis XIVacquit alors , par fa fermeté, une supério-rité réelle dans l’Europe, en faisant voir(Combien il étoit à craindre. *

A peine sorti de cette petite affaire avectant de grandeur , il en marqua encor da-vantage dans une occasion , où fa gloireíèmbloit moins intéreílée. Les jeunes Fran-çois, dans les guerres faites depuis long-temsen Italfe contre F Espagne, avoient donnéaux Italiens circonspects & jaloux , F idéed’une nation impétueuse. 'L’Italie regardaittoutes les nations , dont elle étoit inondée ,comme des barbares, & les François com-me des barbares plus gais que les autres maisplus dangereux , qui portoient dans toutesles maisons les plaisirs avec le mépris, & ladébauche avec l’infulte. Ils étoient craintspartout, & surtout à Rome.

Le