Louis X lV.
if6
de quatre mois, & il fit sortir de Rome leGouverneur, soupçonné d’avoir autorisé l’at-tentat : mais il fut consterné d’apprendre,que le Roi menaçoit de faire assiéger Rome,qu’il faiíoit déja palier des troupes en Italie,& le Maréchal Dupleffis - Pralin étoit nommépour les commandât. L’affaire étoit deve-nue une querelle de nation, à nation , & leRoi vouloit faire respecter la lienne. LePape, avant de faire la satisfaction qu’on de-mandoit, implora la médiation de tous lesPrinces Catholiques ; il fit ce qu’il put pourles animer contre Louis XIV, mais les cir-constances n’étoient pas favorables au Pape.L’Empire étoit attaqué par les Turcs: l’Etpa-gne étoit embaraísee dans une guerre peuheureuse contre le Portugal.
-, La Cour Romaine ne fit qu’irriter le Roisans pouvoir lui nuire. Le Parlement deProvince cita le Pape, & fit saisir le Comtatd’Avignon. Dans d’autres tems les excom-munications de Rome auroient suivi ces ou-trages ; mais c’étoit des armes usées, & de-venues ridicules o : il fallut que le Pape pliât,il fut forcé d’exiler de Rome son propre fre-
re
<0 Si peu ridicules , que ce fut presque un blas-phémé de dire, que la crainte des excommu-nications injustes ne doit pas nous empêcherde íaire notre devoir. Le ton carabin ne vapo nt aux choses saintes.