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tions à un tribunal désintéressé, l’affaire eûtété un peu douteustè»
LOUIS fit examiner- ses droits par sonConseil &par des Théologiens, qui les jugè-rent incontestables ; mais le Conseil & leConfesseur de la veuve de Philippe IV lestrouvoient bien mauvais. Elle avoit pourelle une puissante raison, la ioi expresse deCharles - Quint ; mais les loix de Charles-Quint n’étoient guéres suivies par la Cour deFrance.
Un de ces prétextes, que prenoit le Con-seil du Roi, étoit, que les cinq-cent-milleécus donnés en dot à fa femme, if avaientpoint été paiés; mais onoublioit, que la dotde la fille de Henri IV, ne l’avoit pas étédavantage. La France & l’Eípagne combatti-rent d’abord par des écrits, où l’on étala descalculs de Banquier & des raisons d’Avocat ;mais la seule raison d’Etat étoit écoutée,
L E Roi, comptant encor plus fur sesforces que fur ses raisons, marcha en Flandreà des Conquêtes assurées. Il étoit à la têtede trente cinq - mille hommes : un autre corpsde huit-mille fut envoïé vers Dunkerque •, unde quatre-mille vers Luxembourg Turenneetoit fous lui le Général de cette armée. Col-bert avoit multiplié les reíseurces de l’Etat,pour fournir à ces dépenses, Louvois, nou-
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