J U S u’ a' 1673* ïgf
aulïï'rapides, que l’avoiçntété ses conquêtes,Oétoit une chose véritablement admirable,j de voir les ports de mer, auparavant déserts& ruines , maintenant entourés d’ouvrages,qui faisoìent leur ornement & leur défense,couverts de navires & de matelots, & con-tenant déja près de soixante grands vaiíîeaux,qu’il pouvoit armer en guerre. De nou-velles colonies, protégées par son pavillon,partoient de tous côtés , pour l’Amérique >pour les Indes Orientales, pour les côtes del’Afrique. Cependant en France, A fous sesyeux, des édifices immenses oçcupoient des,milliers d’hommes , avec tous les arts que: l’architecture entraîne après elle ; Sedans l'in-
| térieur de ía Cour & de fa Capitale , des Artsplus nobles & plus ingénieux donnoient à laFrance des plaiíirs & une gloire , dont lessiécles précédens n’avoient pas eû même l’i-dée. Les Lettres florisiôiçnt, le bon goût& la raison pénétraient dans les écoles de labarbarie. Tous ces détails de la gloire & de,la félicité de la nation, trouveront leur vé-ritable place dans cette histoire 5 il lie s’agstici que des affaires générales & militaires,
! L n Portugal donnoit en ce tems un spe-j ctacle étrange à l’Europe, Dom Alphonse ,fils indigne de l’heureux Dom Jean de Bra-gance, y régnait. Il étoìt furieux & imbé-M f Çise,