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Tome premier.
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Louis XIV.

garde devant fa maison, ou devant sa tente.Çes troupes, pour la plupart couvertes d’of& d’argent, étoient en méme - tems un ob-jet de terreur & d’admiration, pour des peu-ples chez qui toute espèce de magnificenceétoit inconnue. Un discipline, devenue en-cor plus exacte , avoit mis dans l’armée unnouvel ordre. Il n’y avoit point encor d’In-ípecteurs de cavalerie & d’infanterie, commenous en avons vu depuis. Mais deux hom-mes, uniques en leur genre, en faiíoient lesfonctions. Martinet mettoit alors l’Infanteriefur le pied de discipline oû elle est aujour-d’hui. Le Chevalier de Fourilles faisoit lamême charge dans la cavalerie. Il y avoitun an que Martinet avoit mis la baïonetteen usage dans quelques régimens. Avantlui on ne s’en servoit pas d’une maniéré con-stante & uniforme. Ce dernier effort peut-être de ce que l’art militaire a inventé de plusterrible, étoit connu , mais peu pratique,parce que les piques prévaloient. Il avoitimaginé des bateaux de cuivre, qu’on portoitaisément fur des charettes ou à dos de mulet.Le Roi avec tant d’avantages fur de sa for-tune & dç fa gloire, menoit avec lui un Hi-storien , qui devoit écrire ses victoires : c’é-toit PéliíTon, homme dont il fera parlé dansl’article des Beaux Arts ; plus capable de bienécrire j que dç ne pas flatter.

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