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surtout les Parisiens, ont pour l’exagération,joint à l’ignorance de la guerre, où l’on estdans l’oisiveté des grandes villes; tout celafit regarder à Paris le paflàge du Rhin com-me un prodige- L’opinion commune étoit,que toute l’armée avoit pastè ce fleuve à lanage, en présence d’une armée retranchée,
& malgré l’artillerie d’une forteresse imprena-ble , appellée le toi - huit. Il étoit tfès-vrai,que rien n’étoit plus imposant pour les enne-mis que ce pàííâge, & que s’ils avoient eûun corps de bonnes troupes à l’autre bord,l’entreprise étoit très-périlleuse.
D E Z qu’on eût passé le Rhin, on pritDoesbourg, Zutphen, Arnheim , Nofem-bourg, Nimegue, Skenk, Bommel, Creve-coeur , &c. Il n’y avoit guères d’heuresdans la journée, où le Roi ne reçût la nou-velle de quelque conquête. Un Officier,nommé Mazel, mandoit à Monsieur de lu-ronne : „ si vous voulez m’envoïer cinquan-„ te chevaux, je pourrai prendre avec cela,
„ deux ou trois places.
Utrecht envoïa íes clez, & capitulaavec toute la province qui porte son nom.
Louis fit son entrée triomphale dans cetteville, menant avec lui son Grand Aumôniers j umson Confesseur Sc l’Evêque titulaire d'U- \6~itrecht. On rendit avec solemnitc la grande
Eglise