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Tome premier.
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riL Louis XIV,

coûtumées à se disputer l’empire de l’oeéan.Cette bataille, qu’on nomme de solbaie ,f. dura un jour entier, Ruiter, qui en donnaJuin le signal, attaqua le VaiíleauAmirald’Angle-Iterre, où étoit le Duc d’Yorck , frere duRoi. La gloire de ce combat particulier de-meura à Ruiter. Le Duc d’Yorck , obligéde changer de vaisseau, ne reparut plus de-vant l’Amiral Hollandois. Les trente vais-seaux françois eurent peu de part à faction.Et tel fut le fort de cette journée, que lescotes de la Hollande furent en fureté.

Apres cette bataille, Ruiter, malgréles craintes & les contradictions de ses com-patriotes , fit entrer la flotte marchande desIndes dans le Texel; défendant ainsi & enri-çhiflant fa patrie d’un côté, loriqu’eile périi-soit de l’autre. Le commerce même desHollandois se soútenoit ; on ne voioit queleurs pavillons dans Jes mers des Indes, Unjour qu’un Consul de France disoit au Roi deferse, que Louis XIV avoit conquis presquetoute la Hollande : comment cela peut - iletre? répondit le Monarque Persan, puis?qiiil y a toujours au port d’Ormus vingtvaisjeaux Hollandois pour un François.

Le Prince d’Orange cependant avoitl’am-bition d’ctre bon citoïen. U offrit á l’EtacJe revenu de ses charges, A tout son bien