Band 
Tome premier.
Seite
234
JPEG-Download
 

Louis XIV.

134

Flandre quelque secours de cavalerie * alorsil traverse des montagnes pleines de neige,par Tanne & par Bedforr, il íè trouve toutBec. d’un coup dans la Haute Alsace, au milieu167 4- des quartiers des ennemis, qui le croioienten repos en Lorraine, & qui pensoient quela campagne étoit finie. II bat àMulhauíènles quartiers qui résistent : il en fait deux pri-sonniers. 11 marche à Colmar, où l’Electeurde Brandebourg, qu’on appelle le GrandÉlecteur, alors Général des armées de l’Em-pire, avoit son quartier. Il arrive dans letems que ces Princes & les autres Générauxíè mettoient à table : ils n’eurent que le temsde s’échaper ; la campagne étoit couverte defuiards.

Turenne, croïant n’avoir rien faittant qu’ilrestoit quelque chose à faire c) , at-5 - tend encor auprès de Turckheim une partieJanv. à ^infanterie ennemie. L’avantage dú po-‘67Î' à qu’il avoit choisi, rendoit fa victoire súxe:il défait cette infanterie. Enfin une arméede soixante & dix-mille hommes íè trouvevaincue & dispersée presque sans grand com-bat. L’Alface reste au Roi, & les Généraux

de

c) Le trait devroit être en caractères italiques,parce qu’il est de Lucain & qu’il est si beauqu’on le croiroit de Voltaire. D’ailleurs, c’estplut&t la- louange de César & de Coudé quecelle de Turenne.