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Jus^u’a' 1676.
les'ennemis firent une perte égale g). Tantde sang inutilement répandu, empêcha l’uneSc l’autre armée de rien entreprendre de con-sidérable. Il importe tant de donner de laréputation à ses armes, que le Prince d’O-range, pour faire croire qu’il avoit eû lavictoire, assiégea Oudenarde; mais le Prin-ce de Condé prouva qu’il n’avoit pas perdula bataille, en faisant aussitôt lever le siège,Sc en poursuivant le Prince d’Orange.
On observa également en France & chezles Alliés, la vaine cérémonie de rendre grâ-ces à Dieu d’une victoire qu’on n’avoit pointremportée : usage établi pour encourager lespeuples, qu’il faut toûjours tromper h ).
Tu&enne
g) Oui > à la moitié près, que le prince d’Oran-ge perdit de plus.
Is) Un écrivain supérieur, tel que Mr.de Voltai-re, auroit du éloigner cette circonstance, oudu moins l’abreger > & au lieu d’une phrasedire en deux mots: de fart & d'avtre on chan-ta le Te Deum. Quand on le voit allongerdes minuties , on a sujet de se plaindre de cequ’il ne dit rien du fameux siège de Grave.Cette cérémonie encourage les peuples qu’ilfaut toujours tromper : elle n’est donc pas vai-ne. Aucun parti , dit - il, n’avoit remporté lavictoire ; la victoire n’est elle pas à celui quiaprès avoir eu des avantages infinis dans troiscombats consécutifs demeure maître d’unchamp de bataille, où il y a cinq mille mortsdes siens, & douze mille de l’ennemi t