J V s a' 1676. 24s
face, dont Turenne les avoit tenus écartés.
Elle avoit non feulement besoin d’un chef pourla conduire, mais pour réparer la défaite ré-cente du Maréchal de Crequi, homme d’uncourage entreprenant, capable des actions lesplus belles & les plus téméraires dangereuxà fa patrie autant qu’aux ennemis a). Il venoìtd'être vaincu par fa faute à Confarbruck r). Ir ;Un corps de vingt - mille Allemans, qui aillé- Aoûtgeoit Trêves, tailla en pièces & mit en fuite I ^7î»la petite armée de Créqui. Il échape à pei-ne lui quatrième. Il court, à travers denouveaux périls, se jetter dans Trêves, qu’ilauroit dû secourir avec prudence, & qu’ildéfendit avec courage. Il vouloit s’enseve-lir fous les ruines de la place ; la brèche étoitpraticable : il s’obstine à tenir encore. Lagarnison murmure. Le Capitaine Bois-Jour-dan, à la tête des seditieux, va capituler furla brèche. On n’a point vu commettre unelâcheté avec tant d’audace. Il menace le Ma-réchal de le tuer, s’il ne signe. Créqui se3 retire»
eulli ne vouloit pas qu’ils fissent, & qu’ils fi.rent pourtant malgré lui.q~) Jc n’entends pas le fin de ce vis-à- vis.r) Jugement injuste. Créqui n’avoit que neufmille hommes; & so trouvoit réduit à soute-nir les efforts de vingt mille. II fit des pro-diges de valeur ; & malgré I’inégalité du nom-bre, il auroit peut-être vaincu, s’il n’avoitpas été abandonné de son armée.