Jus <^u’ A' 1678. 2.JI
campagne demeura au Roi, pussqu’il fit cequ’il voulut, & qu’il prit unç ville en pré-sençe de son ennemi.
A l’égard de Valenciennes, elle fut prised’asiàut, par un de ces événemens singuliersqui caractérisent le courage impétueux de lanation.
Le Roi faisant ce siège, axant avec luison frere & cinq Maréchaux de France,d’Humiéres, Schomberg, La.Feiiillade, Lu-xembourg & de Lorges. Les Maréchauxcommandaient chacun leur jour, l’un aprèsl’autre. Vauban dirigeait toutes Jes opéra-tions.
On n’avoit pris encor aucun des dehorsde la place. Il falloir d’abord attaquer deuxdemi - lunes. Derrière ces demi-lunes,étoit un grand ouvrage couronné, palissade& fraisé, entouré d’un 'sosie coupé de plu-sieurs traverses. Dans cet ouvrage couron-né , étoit encor un autre ouvrage, entouréd’un autre sosie. Il falloir, après s’être ren-du maître de tous ces retrançhemens, fran-chir un bras de l’Escaut, Çe bras franchi,on trouvoit encor un autre ouvrage,qu’on nomme pâté, Derrière ce pâté, cou-loir le grand cours de l’Esçaut, profond Scrapide, qui sert de fossé à la muraille. Enfinla muraille étoit soutenue par de larges rem-parts.