J U S CL U’ a' 1678. 26s
honneur dans ses Etats; il attendit fa fortunedu tems & de don courage.
Dans le tems des Conférences de Nimé-gue , & quatre jours après que les plénipo-tentiaires de France & de Hollande avoientligné la paix, le Prince d’Orange sit voircombien Louis XIV avoit en lui un ennemidangereux. Le Maréchal de Luxembourg,qui bloquoit Mons, venoit de recevoir íanouvelle de la paix. Il étoit tranquile dansle village de Saint-Denis, & dinoit chezblntendant de l’armée. Le Prince d’Orange,avec toutes ses troupes, fond fur le quartierdu Maréchal, le force, & engage un com-bat sanglant, long & opiniâtre, dont il efpé-roit avec raison une victoire signalée; carnon seulement il attaquoit, ce qui est unavantage, mais il attaquoit des troupes quise reposoient sur la foi du Traité. Le Ma-réchal de Luxembourg eut beaucoup de peineà résister : & s'il y eut quelque avantage dansce combat, il fut du côté du Prince d’Oran-ge, puisque son infanterie demeura maîtres-se du terrain, où elle avoit combattu.
Si les hommes ambitieux comptoientpour quelque choie le sang des autres hom-mes , le Prince d’Orange n’eût point donnéce combat. Il savoit certainement, ou queR í la