Jus k^u' a' 1588- 279
fions. Il n’est pas inutile de dire , quelorsque Damfreville, Capitaine de vaiílèau,vint délivrer dans Alger tous les esclaves Chré-tiens au nom du Roi de France, il se trouvaparmi eux beaucoup d’Anglois, qui étant dé-jà à bord , soutinrent à Damfreville, quec’étoit en considération du Roi d’Angleterre,qu’ils étoient mis en liberté. Alors le Capitai-ne François fit appeller les Algériens, & re-mettant les Anglois à terre ; ces gens - ci, dit-il,prétendent n'être délivrés qiìau nom de leurRoi : le mien neprendpas la liberté de leur of-jrirfa protection: je vous les remets; c’ejl àvous à montrer ce que vous devez au Roi d’An-gleterre: Tous les Anglois lurent remis auxfers. La fierté Angloilè, la foibleíse du gou-vernement de Charles Second, & le relpectdes nations pour Louis XIV, se font connoî-tre par ce trait, g )
Tel étui t ce respect: universel, qu’on ac-cordoit de nouveaux honneurs à son Ambas-sadeur à la Porte Ottomane , tels que celuidu sopha; tandis qu’il humilioit les peuplesd'Afrique, qui font fous la protection duGrand - Seigneur.
La République de Gènes s’abaissa encorplus devant lui, que celle d’Alger. Gènes avoit'S 4 vendu
g) Tout ce conte est parfaitement inutile à di-re; il faudroit mille volumes, si l’on vouloit •dire tout ce qui est de cette utilité- là.