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çoife n’eut que trois-cent hommes de tués;celle des Alliés, commandée par le Ducde Savoie, en eut quatre - mille. Aprèscette bataille, toute la Savoie, exceptéMonméiian, fut soumise a u Roi. Catinacpaíse dans le Piémont, force les lignesdes ennemis rétranchés près de Sure, Vil-le-franche, Montalban , Nice réputée 1 ^ 1 *imprenable, Veillance, Carmagnole, & re-vient enfin á Monméiian, dont il fe rendmaître par un siège opiniâtre.
APRES tant de succès, le ministère di-minua farinée qu’il commandoit ; & le
Duc de Savoie augmenta la sienne- Cati-nat» moins fort que f ennemi vaincu, futlongtems fur la défensive; mais enfin, aï-ant reçu des renforts, il descendit des Al-pes vers la Marfaille , & là il gagne une 4seconde bataille rangée d'autant plus glo- ^ °"*rieuse, que le Prince Eugène de Savoie é- x ^? ï *toit un des Généraux ennemis,
‘'A f autre bout de la France, vers lesPaïs-Bas, le Maréchal de Luxembourg ga-gnoit la bataille de Fleurus; & de l’aveude tous les Officiers, cette victoire étoitdu'ë à la supériorité de génie que le Géné-ral François avoir fur le Prince de Wal-deck, alors Général de farinée des Alliés.
Huit-mille prisonniers, six-mille morts, jodeux - cent étendarts, le canon, les baga • futnc ïome. II. G ges, 1690.