JUS dU' A 1701. 5 f
LES jngemens rendus par les Chambresde Brilac & de Metz contre tant de Sou-verains, & les réunions faites à l'Alsace,monumens d’une puiílance & d une fier-té dangereuse, furent abolis; & les bail-liages juridiquement saisis furent rendus àleurs maîtres légitimes.
OUTRE ces désistemens, on restitua àl’Empire Fribourg , Brisac, Kchl, Phi-lipsbourg- On se soumit à raser les forte-resses de Strasbourg sur le Rhin, le Fort-Louis, Trarbach, le Mont-Roïal; ou-vrages, où Vauban avoir épuisé son art, Sc1c Roi ses finances. On fut étonné dansl’Europe, & indigné en France, que LouisXIV eût fait la paix > comme s’il eut étévaincu. Harlai, Créci Sc Calliéres, quiavoient signé cette paix , n’ôsoient femontrer, ni à la cour » ni à la ville; onles accabloit de reproches & de ridicule,comme s’ils avoient fait un seul pas quin’eût été ordonné par le ministère. LaCour de Louis XIV leur reprochoit d’a-voir trahi Fhonneur de la France. Lescourtisans, plus empressés qu’éclairés, nesavoient pas que , fur ce Traité honteuxen apparence, Louis vouloir fonder íagrandeur,
CE fut enfin par cette paix, que la Fran-ce rendit la Lorraine à la maison qui laD 4 poslédoit