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Tome second.
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JUS QJJ’ A 1701 . f?

de Vendôme en avoit davantage : cepen-dant sa renommée efíaçoit alors les antresnoms, par le grand art de plaire & de sefaire valoir, que jamais on ne poífedamieux que lui. Polignac, 8 qui avoir celuide persuader, détermina d’abord les espritsen la faveur. ìl balança, avec de l’élo -quence & des promefles, l’argent qu’Au-guste Electeur de Saxe prodiguoit. LePrince de Conti fut élu Roi par le plus „ 27grand parti, Ôc proclamé par le Primat du**Roïaume. Auguste fut élu deux heures I °?7*après, par un parti beaucoup moins nom-breux: mais il étoit Prince souverain ÔCpuisiant ; il avoit des troupes prêtes fur les» frontières de Pologne. Le Prince de Con-ti étoit absent, sans argent, fans trou-pes, fans pouvoir; il n’avoic pour lui,que son nom 6c le Cardinal de Polignac.

11 falloir, ou que Louis XIV l’empêchatde recevoir í’oftre de la couronne, ouqu’il lui donnât de quoi femporter fur sonrival. Le Ministère François paifa pour enavoir fait trop, en envolant le Prince deConti; ôc trop peu , en ne lui donnantqu’une foible eícadre & quelques lettresde change, avec lesquelles il arriva à lal rade de Dantzig. Le Ministère Françoiss’cít souvent conduit avec cette politique

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