J U S a U’ A 1701. é}
Monseigneur fils du Roi , & Joseph Roides Romains, fils de l'Empereur, étoientencor doublement au même dégré. Ledroit d’aîntsté étoit dans la maiíon deBourbon, puisque le Roi 8c Monseigneuravoient lès aînées pour meres : mais laMaison de l’Empereur comptoir pour sesdroits , premièrement les renonciationsautentiques 8c ratifiées de Louis XU1. & deLouis XIV. à la couronne d’Espagne; en-suite le nom d’Autriche ; le sang de Ma-ximilien , dont Léopold & Charles II de-scendoient; l’union presque toujours con-stante des deux branches Autrichiennes}la haine k.) encor plus constante de cesdeux branches contre les Bourbons; l’aver-íìon, que la nation Espagnole avoit alorspour la nation Françoise ; enfin les res-sorts d’une politique en postestion de gou-verner le Conseil d’Espagne.
NON seulement ces deux concurrensse craignoient mutuellement, mais ils a-voient encor l’Europe à craindre. LesPuiíîànces & surtout l’Angle terre & }aHollande, dont l’intérêt est de tenir la ba-lance entre les Souverains, ne pouvoientsouffrir que la même tête pût porter avec
la
k ) Jamais l'Emperear ne compta la hainepour un droit.