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Tome second.
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JUS Q. U’ A 1701. 67

neveu de sa femme, second fils de l’Em-pereur Léopold. îl n’osoic les laisser aufils aîné; tant le sistéme de l’équilibre pré-valoir dans les esprits, 8 t tanr il étoit sûrque la crainte de voir l’Espagne, les Iti^des, l’Etnpire, laHongcie, la Bohême,la Lombardie, dans les mêmes mains,armeroit le reste de l’Europe. Il deman-doit que l’Empereur Léopold envoïat sonsecond fils Charles à Madrid, à Ja tête dedix - mille hommes; mais ni la France, nil’Angleterre, ni la Hollande, ni l’Italie,ne l’auroient alors souffert; toutes vou-loient le Partage. L’Empereur ne vouloirpoint ienvoïer son fils seul à la merci duConseil d’Espagne, & ne pouvoit y fairepasser dix mille hommes. II vouloir seu-lement faire marcher des troupes en Ita-lie, pour s’assurer cette partie des Etatsde la Monarchie Autrichienne Espagnole,U arriva, pour le plus important intérêtentre deux grands Rois, ce qui arrive tousles jours entre des particuliers pour desaffaires legéres- On disputa, on s’aigrit:la fierté Allemande révolroit la hauteurCastillane. La Comtesse de Perlitz, quigouvernoit la femme du Roi mourant,aliénoit les esprits qu’elle eût dû gagnerà Madrid; & le Conseil de Vienne lesE 2, éloignoic