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-dit d’abord au Maréchal de Catinat des'oppofer ail paílàge dn Prince Eugène;foie pour ne point commettre le premieracte d’hostilité, ce qui est une mauvaisepolitique quand on a les armes à la main ;íoit pour ménager les Vénitiens , qui jé-toient pourtant moins dangereux que l'ar-mée Allemande. Cette faute de la Couren fit commettre d’autres à Catinat. Rare-ment réussit-on, quand on fuit un plan quin’est pas le sien. On fait d’ailleurs, com.bien il est difficile dans ce pais, tout cou-pé de rivières & de ruisseaux, d’empêcherun ennemi habile de les passer. Le Prin-ce Eugène joignoit à une grande profon-deur de desseins , une vivacité promted’exécution. La nature du terrein auxbords de l’Adige faifoitencor, que l’arméeennemie étoit plus ramassée , & ia Françoi-se plus étendue. Catinat vouloir aller àf ennemi ; mais quelques Lieutenans - Gé-néraux firent des difficultés, & formèrentdes cabales contre lui. Il eut la foiblessede ne fe pas faire obéir. La modérationde son esprit lui fit faire cette grande fau-te. Eugène força d’abord le poste de Car-pi, auprès du Canal Blanc, défendu parSaint- Fcemont, qui ne suivit pas en toutles ordres du Général, & qui íe fit battre.Après ce succès, l’armée Allemande fut