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Tome second.
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J U S Q U’ A i<joj. 10s

«ne campagne, que pour aller faire lui-même à Vienne les préparatifs de l’autre.On fait si les armées en font mieux pour-vues, quand le Général est le Ministre.Ces deux hommes, tantôt commandantensemble, tantôt séparément, surent tou-jours d’intelligence: ils conféraient sou-vent d la Haie avec le Grand PensionnaireHeinsius, Ministre qui gouverna la Hol-lande conjointement avec le Greffier Fa-gel, avec autant de lumières que les Bar-nevelt & les de Witt, & avec plus debonheur. Ils faifoient tous trois de con-cert mouvoir les ressorts de la moitié del’Europe, contre la maison de Bourbon ;êc le ministère de France étoir alors bienfoible, pour résister long-tems à ces for-ces réunies. Le secret de leur projet decampagne, fut toujours gardé enrre eux.Ils arrangeoient eux mêmes leurs desseins,Ôc ne les confioient à ceux qui les dévoientseconder, qu’au point de l’exécution. Cha-jnillard au contraire, n’étant ni politique,ni guerrier, ni même homme de finance,& jouant cependant le rôle d’un PremierMinistre, dans l’impuissance oxì il éroitde faire des arrangemens par lui-même,les recevoir de plusieurs mains subalternes.Son secret étoit quelquefois divulgué, a-

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