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Tome troisieme.
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Finances, 4*

I l fut emporté hors de ses mesures ; car,par toutes les instructions qui restent de lui,ón voit qu’il étoit persuadé, que la richestèd’un pais ne consiste que dans îe nombre deshabitans, la culture des terres, le travail in-dustrieux & le com.merce on voit , quele Roi postédant très-peu de domaines par-ticuliers , & n’étant que l’aclministrateur desbiens de ses sujets , ne peut être véritable-ment riche, que par des impôts aisés à per-cevoir & également répartis c).

I í craignoit tellement de livrer l’Etat auxtraitans, que quelque-tems après la dissolu-tion de la Chambre de Justice, qu’il avoirfait ériger contre eux, il fit rendre un Arrêtdu Conseil, qui établistoit la peine de mortcontre ceux qui avanceroicnt de largeur surde nouveaux impôts. II vouloit par cet arrêtcomminatoire, qui ne fut jamais imprimé d)effraïer la cupidité des gens d’affaires. Maisbientôt après il fut obligé de íè servir d’eux,sans même révoquer l’arrêt: le Roi prestoit,& il faloit des indiens promus.

Cette invention, apportée cfItalie enFrance par Catherine de Médicis , avoir tel-C 5 le-

#) Trait de citoien & de citoien éclairé,j’applaudis avec plaisir; je siffle à regret,

d~) S’il en faut croire les mémoires de Tour-,ville,'fort au fait de ces fortes de choses»J'edit fut imprimé. Sil ne l’avoitpas été 4quelle nécessité de le révoquer.