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Tome troisieme.
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48 Finances»

Sous ladministration du grand Colbert,les revenus ordinaines de la couronne n’al-loienc qu’à cent-dix - sept - millions, à vingt-sept livres le marc d’argent. Ainsi touc lesurplus fut toujours fourni en affaires extra-ordinaires. Colbcrt fut obligé, par exemple,d’en faire pour quatre- cent -millions en sixannées de tems, dans la guerre de i 66 z.

Ceux qui ont voulu comparer les reve-nus de Louis XIV avec ceux de Louis XV,ont trouvé, en ne s’arrêtant qu'au revenu fi-xe & courant, que Louis XIV étoit beau-coup plus riche en 168), époque de la mortde Colberc, avec cenc-dix-sept-millions derevenu , que son Successeur ne l’étoit en1750, avec prcs de deux-cent-milìions: ôccela est très-vrai, en ne considérant que lesrentes fixes & ordinaires de la couronne.Car cent - dix - sept - millions numéraires,au marc dé vingt-sept livres, font une som-me plus forte que deux-cent-millions , hquarante-neuf livres; à quoi se montoit lerevenu du Roi en 1730 : & de plus , il

faut compter, les charges augmentées par lesemprunts de la couronne. Mais auffi lesrevenus du Roi, c est - à dire de l’Etat, loncacrûs depuis; & fintelligence des financess’est perfectionnée au point, que dansla guerre ruineuse de 1741 il n’y apas eû un moment de discrédit. On a

pris