Arts. 77
plie à la dépendance. II est bien rare qiûmhomme puiííànt, quand il est lui-même ar-tiste, protège sincèrement les bons artistes r).
Corneille eut à combattre son siécle,ses rivaux & le Cardinal de Richelieu. Jene répéterai point ici ce qui a été .écrit furle Ctd. Je remarquerai feulement, que f A-cadémie, dans ses judicieuses décisions entreCorneille & Scudéri, eut trop de complai-sance pour le Cardinal de Richelieu, en con-damnant l’amour de Chiméne. Aimer lemeurtrier de son pere & poursuivre la venge-ance de ce meurtre, éroit une chose admi-rable. Vaincre son amour eût été un dé-faut capital dans sart tragique, qui consisteprincipalement dans les combats du coeur.Mais fart étoit inconnu alors à tout le mon-de , hors à fauteur.
L E Cid ne fut pas le seul ouvrage de Cor-neille. que le Cardinal de- Richelieu voulutrabaisser. L’Abbé d’Aubignac nous apprend,que ce Ministre désapprouva PolieuEle.
Le Cid , après tout, étoit une imitationtrès-embellie de G ru liant de Caflro , & enplusieurs endroits, une traduction." Cirtnct ,qui le suivit, étoit unique. J’ai connu un
an-
r) Cela n’est point vrai à Potidam ; &
M. de Voltaire très bon poète est trèssincèrement protégé par le Roi de Prussetrès bon poète.