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Tome troisieme.
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Arts.

Despreaux s’élevoit au niveau de tantde grand hommes, non point par ses pre-mières satires, car les regards de la postériténe s’arrêteront pas fur les embarras de Pa-ris &c fur les noms des Cajsaigne & des Co-tin; mais il instruifoit cette postérité, parses belles Epitres & surtout par son Art Poé-tique , où Corneile eût trouvé beaucoup àapprendre. *

L a Fontaine, bien moins châtié dans sonstile , bien moins correct dans son langage,mais unique dans sii naïvété & dans les grâ-ces qui lui font propres, se mit, par leschoses les plus simples, pEesqu’à côté de ceshommes sublimes «).

Qu i n a u l t , dans un genre tout nou-veau & d’autant plus difficile qu il paroît plusaisé, fur digne d’ëtre placé avec tous ces illu-stres contemporains. On fait, avec quelleinjustice Boileau voulut le décrier. Il man-quoit à Boileau d’avoir sacrifié aux grâces.Il chercha en vain toute íâ vie à humilier unhomme , qui n’étoit connu que par elles.Le véritable éloge d’un Poète, c’est qu’onretienne ses vers. On fait par cœur des scè-nes entières de Quinault; c’est un avanta-ge qu’aucun Opéra d’Italie ne pourroit obte-nir.

u') Presque est de trop. La Fontaine vautmieux que nous, disoit Racine; & Raci*»e avoir peut - être raison.