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ours ; & un animal innocent est dévoué pouravoir mangé un peu d’herbe.
Dans l’écôle de ces génies, qui ferontles délices Sc l’instruction des siécles à venir,il fe forma une foule d’efprits agréables, donton a une infinité de petits ouvrages délicats,qui font l’amufement des honnêtes gens, ain-si que nous avons eíì beaucoup de Peintresgracieux, qu’on ne met pas à côté des Pous-sin, des Sueur & des le Brun.
Cependant, vers la fin du régné deLovis XIV, deux hommes percèrent la fouledes génies médiocres , Sc eurent beaucoup “de réputation. L un étoit La Motte-hou-dart, homme d’un esprit plus sage & plusétendu que sublime, écrivain délicat & mé-thodique en prose, mais manquant íouventde feu & d’élégance dans fa poésie, & mê-me dé cette exactitude qu’il n'est permis denégliger qu’en saveur d u sublime. 11 don-na d’abord de belles Stances plutôt que debelles Odes. Son talent déclina bientôtaprès : mais beaucoup de beaux morceauxqui nous restent de lui en plus d’un genre,empêcheront toujours qu’on ne le mette aurang des auteurs méprisables. Il prouva,que dans l’art d’écrire, on peut être encorquelque chose au íecond rang.
L’ a u t R e étoit Rouílèau, qui avec moinsd’eíprit, moins de fincílè & de facilité que
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