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afFoibli son génie, soit que son principalmérite, consistant dans le choix des mots &dans les tours heureux, mérite plus nécessai-re & plus rare qu on ne pense, aiant dimi-nué , il ne fût plus à portée des mêmes se-cours. II pouvoit, loin de fa patrie, com-pter parmi (es malheurs, celui de n avoir plusde critiques fevéres.
Ses longues infortunes eurent leur sourcedans un amour-propre trop indomptable,& trop mélé de jalousie & d’animosité.Son exemple doit être nne leçon frapantepour tout homme à talens ; mais on ne leconsidère ici, que comme un écrivain quin’a pas peu contribué à fhonneur des lettres.
Il ne s éleva guerres de grands géniesdepuis les beaux jours de ces Artistes illu-stres ; & à peu près vers le rems de la
mort de Louis XIV , la nature sembla sereposer ad).
L a route étoit difficile au commencementdu siécle, parce que personne n’y avoir mar-ché : elle sest aujourd’hui, parce qu’elle aété battue bb)- Les grands hommes du sié-cle passé ont enseigné à penser & à parler ;ils ont dit ce qu on ne savoir pas. Ceux
qui
an) Et Montesquieu & Voltaire n’appartien-nent ils pas á ce-sieclé ? II Jy a bien dela modestie dans ce repos de la nature\
bb ) Elle a été trop battue > c ■