98 Affaires
Ceux qui ont examiné cette matière avecdes yeux aussi sévères qu’artentifs , n ont puporter les revenus de toute l’Eglise Gallicaneséculière & régulière , au de-là de quatre-vingt - millions. Ce n’est pas une sommeexorbitante, pour l’entretien de quatre-vingt-dix-mille personnes religieuses & environcent-soixante- mille ecclésiastiques, que l’oncomproit en 1700. La somme, répartie ssirchaque tête, donne environ trois-cent livresà chacun. Il y a des Moines Conventuels,qui ne coûtent pas deux-cent livres par an àleur monastère : il y a des Moines Abbés Ré-guliers, qui jouissent de deux-cent - mille li-vres de rentes. C’esi cette énorme dispro-portion, qui frape & qui excite les murmu-res. On plaint un Curé de campagne, dontles travaux pénibles ne lui procurent que faportion congrue de trois, de quatre ou cinq-cent livres, tandis' qu’unReligieux oisif, de-venu Abbé Sc non moins oisif, posiède unefortune immense , & qu il reçoit des titresfastueux de ceux qui lui font soumis. Cesabus vont beaucoup plus loin en Flandre, enEspagne, & surtout clans les Etats Catholi-ques d’Allemagne, 'où l’on voit des MoinesPrinces.
Les abus fervent, de Ioix dans presque tou-te la terre ; Sc si les plus íages des hommess’assemblóient pour faire des loix, ouest l’Erac
donc