Du Calvinisme. 119
que, il ne sut pas nssiz ingrat ponr vouloirdétruire un parti naturellement ennemi desRois 4 ), mais auquel il devoir fa couronne ;& s’il avoir voulu dissiper cette faction, il nel’auroit pas pu. Il la chérit, la protéga &la réprima.
Les Huguenots en France faiíoient tout-su - plus alors la douzième partie de la na-tion /). Mais il y avoir parmi eux des Sei-gneurs puissitns : des villes entières croientProtestantes. Us avoient fait la guerre auxRois : on avoir cté contraint de leur donnerdes places de fûtreté ; Henri III. leur en avoiraccordé quatorze , dans le seul Dauphiné ;Montauban , Nîmes , dans le Languedoc;Saumur, & fur-tout la Rochelle, qui fuioitune République à part, & que le commerce& la faveur de l’Angleterre pouvoient rendrepuissimte. Enfin, Henri IV. sembla satisfai-re (on goût , fa politique & même son de-voir, en accordant au parti le célébré Editde Nantes en 1 Cet Edit n’ctoit au fond
que la confirmation des privilèges que les Pro-testans de France avoient obtenus des Rois
H 4 pré-
K) Dans ce tems-lâ, & pour Henri IV', c’é-toient visiblement les catoliques qui étaientennemis de la royauté.
/) Ils en feíoient la 7e. partie ; & ils avoientbien, par leur situation, la 4ei de puis-sance. '