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Tome troisieme.
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131
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Du Calvinisme. 131

!I s’appliqua d’abord à miner par degrés detous côtés l’édifice de leur Religion ; onleur ô toi r un temple fur le moindre prétexte:on leur défendit d’époufer des filles catholi-ques; & en cela on ne fur pas peut - êtreasièz politique: c’étoit ignorer le pouvoird’un sexe, que la cour pourtant connoiílbicsi bien- Les Intendans &c les Evêques tâ-choient, par les moïens les plus plausibles,d'cnlever aux Huguenots leurs enfans. Col-bert eut ordre en iégi, de ne plus rece-voir aucun homme de cette religion dansles fermes. On les exclut, autant qu onle put, des communautés des arts & des mé-tiers. Le Roi en les tenant ainsi fous le joug,ne l’appeíantisiòit pas toujours. On défen-dit par des Arrêts toute violence contre eux.On mêla les insinuations aux sévérités ; &il n’y eut alors de rigueur, qu’avec les for-mes de la justice.

On emploïa surtout un moïen assez effi-cace de conversion : ce fut largeur. Maison ne fit pas assez d’ufage de ce ressort. Pé-liílòn fut chargé de ce ministère secret. C’estce même Péliílon long tems Calviniste , siconnu par fes ouvrages, par une éloquence■pleine d’abondance, par son attachementau Surintendant bouquet, dont il avoir étéle premier Commis, le favori & la victime.11 eut le bonheur d’être éclairé & de chan-1 2> ger