Chinoises. 2IZ
Missionnaires de la Chine. Les Chinoiscroient & font encor en Philosophie Óc enLittérature à - peu-près ce que nous étionsil y a deux - cent ans. Le respect pour leursanciens maîtres leur présent des bornes qu'ilsn osent pafler. Le progrès dans les Sciencesest l'ouvrage de la hardieíïè de l’esprit & dutems. Mais la Morale & la Police étant plusaisées à comprendre que les Sciences, & s’é-tant perfectionnés chez eux quand les autresarts ne l’étoient pas encore; il est arrivé queles Chinois, demeurés depuis plus de deux-mille ans à tous les termes où ils étoient par-venus , font restés médiocres dans les Scien-ces & le premier peuple de la terre dans laMorale & dans la Police , comme le plusancien.
Apre' s Ricci, beaucoup d’autres Jésuitespénétrèrent dans ce vaste Empire ; & à la fa-veur des Sciences de l’Europe, ils parvinrentà jetter fecrettement quelques semences de laReligion Chrétienne, parmi les en fans dupeuple, qu’ils instruisirent comme ils purent.Des Dominicains , qui partageoient la Mis-sion, accusèrent les jésuites de permettre Pi-dolârrie cn prêchant le Christian : sme. Laquestion étoit délicate, ainsi que la conduitequ’il faloit tenir à la Chine.
O j Les