2I§ CEREMONIES
vraisemblance qu’elle ait conservé la con-noifsance d’un Etre Suprême & Unique,plus long - tems que d’autres peuples. Ce-pendant, comme cn pouvoir trouver dansces propositions quelque idée qui choqueun peu les idées reçues, on les attaqua enSorbonne. L’Abbé Boileau frere de Des-préaux, non moins critique que son frere& plus ennemi des Jésuites, dénonça en1700 cet eloge des Chinois comme unblasphème. L’Abbé Boileau étoic un es-prit vif & singulier , qui écrivoit comique-nient des choses sérieuses & hardies. IIest fauteur du livre des Flagcdlans & dequelques ouvrages de cette eípécc. 11 di-íoit qu’il les écrivoit cn latin, de peur queles Evêques ne les cenfuraílènt ; & Des-
préaux son frere disoit de lui, s'il n avaitété Docteur de Sorbonne , il Attrait été Do-cteur de la Comédie Italienne. Il déclameviolemment contre lès Jésuites & les Chi-nois , & commença par dire , que îélogede ces peuples avait ébranlé Jon cerve~ah chrétien. Les autres cerveaux de l’asiem-blée furent ébranlés aullï. II y eut quelquesdébats. Un Docteur nommé le Sage opina,qu on envoïat fur les lieux douze de fesconfrères des plus robustes, s’instruire à fondde la Cause. La scène sut violente, mais
ensin