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Tome troisieme.
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526 A R T I S- T E S

gue est la feule qui aie des mots terminés pátdes e muets , & ces e qui ne font pas pro-noncés dans la déclamation ordinaire , lefont dans la déclamation notée,. & le font d’u-ne maniéré uniforme, gloi-rett-, viEloi-ren ,barban-êu , suri - en . . . Voilà ce quirend la plupart de nos airs & notre récitatifinsupportable à quiconque n’y est pas accou-tumé. Le climat refuse encor aux voix lalegéreté que donne celui d'Italie. NousB’avons point l’habitude qu’on a chez le Pa-'pe & dans les autres Cours Italiennes, depriver les hommes de leur virilité pour leurdonner une voix plus belle que celle desfemmes. Tout cela joint à la lenteur denotre chant, qui fait un étrange contraste avecla vivacité de notre nation, rendra toujoursla Musique françoife propre pour les seulsFrançois.

Malgré' toutes ces raisons, les étran-gers, qui ont été longtems en France, con-viennent que nos Musiciens ont fait des chefs-d'œuvre en ajustant leurs airs à nos paroles,6 c que cette déclamation notée est íòuventune expreíîion admirable ; mais elle ne l’estque pour des oreilles très accoutumées, 6 cil faut une exécution parfaite.

L a Musique instrumentale s’est ressentieun peu de la monotonie & de la lenteur

qu’on