C E L E B R E S. 529
nie les éventails ; les éléves subjugués parlimitation, 011 par l’envie de plaire à unmauvais maître, perdent entièrement ridéede la belle nature. II y a une fatalité furles Académies. Aucun ouvrage , qu on ap-pelle académique , n’a été encor en aucungenre un ouvrage de génie. Donnez moiun Artiste tout occupé de la crainte de nepas saisir la maniéré de fes'confrères, fes pro-ductions feront compaflèes & contraintes.Donnez moi un homme d’un esprit libre,plein de la nature qu’il copie, il réussira.Presque tous les Artistes sublimes, ou ontfleuri avant les établistemens des Académies,ou ont travaillé dans un goût différent decelui qui regnoit dans ces sociétés.
Corneille, Racine , Deípréaux, Le Mor-ne, non seulement prirent une route diffé-rente de leurs confrères, mais ils les avoienepresque tous pour ennemis.
Nicolas poussin, né auxAndelis en Nor-mandie en if99, fut Léléve de son génie;il fe perfectionna à Rome. On l’appelle lePeintre des gens d’efprit, on pourroit aussiRappelles celui des gens dc goût. Il n’ad’autre défaut que celui d’avoir outré lesombre du coloris de l’école romaine. Ilétoit dans son tems le plus grand PeintreX S de