DE M AX TE. L IV. XIII. Jl
fans : & pendant que les personnes du sexe, & les Jeanenfans jettoient des pierres, des feux d artifices , vaiett*
& renversoient de seau bouillante sur les ennemis, *-
il fit de son côté une charge fi furieuse , que lesTurcs n’en pouvant soutenir l’eífort, abandonnè-rent la brèche, Sc malgré les cris & les menacesdu Bacha, prirent la fuite. Simiane pour empê-cher que leurs Officiers ne les ramenassent au com-bat, fit avancer fur le champ des pionniers qui parson ordre Sc en sa présence, p osèrent sur la brèchedes banques, des íacs de laine, Sc ouvrirent der-rière cette premiere baricade, des coupures forti-fiées de bons retranchemens. Comme il étoit oc-cupé d un travail si pressant, & si nécessaire au sa-lut de la Place, Sc qu’il songeoit peu à sa propreconservation, il eut la tête emportée d’un coup decanon, Chevalier des premiers de fa Langue parfa naissance, & encore plus illustre par fa valeur,
Sc son expérience militaire. Plus de quarante Che-valiers, Sc environ deux cens soldats périrent à cettederniere attaque. Comme ces combats étoientpresque continuels , & qu’il y avoit tous les joursdes morts & des blessez, c e'toit une nécessité demettre de nouveaux Officiers en leur place. Ainsile Commandeur Antoine du Fay, de la Maison deSaint Romain, fut fait Sergent major, & le postede Carlorufo Sc de la Ricca , tous deux mortel-lement blessez , fut confié aux Chevaliers' Jean-AntoineGrugno, & Jules Malvicino, quiavoientquelque connoissance des fortifications , & de Fartd attaquer Sc défendre des Places.
Le Bacha qui ne se rebutoit, ni par la grandeur