de Malte. Liv. XIII. #soldats Chrétiens animez par ce funeste spectacle, J * a n& pour profiter de la terreur des Infidèles, fe jet- vaiette.terent lepée à la main parmi eux, en firent un 'grand carnage, & forcerent le reste à fe retirer.
L’attaque de Pialy au boulevard de Castille futplus dangereuse, &c dura même bien plus long-rems. Les Infidèles d’un air déterminé monterentà 1 assaut ; & malgré le feu continuel des Chrétiensqui leur tuoit beaucoup de monde, ils poussèrenttout ce qui fe trouva devant eux, gagnèrent lehaut du parapet, & y plantèrent des enseignes. Aubruit que faiíoient les Turcs qui fe croyoient déjamaîtres de la Place, le Grand Maître qui n’étoitpas éloigné de cet endroit, y accourut la pique àla main, & chargea furieusement les ennemis. Ilsne fe défendoient pas avec moins de courage ; depart & d autre on fe tiroir presque à bout touchant.
Le Commandeur de Bonnefeigne qui combatroit àcôté du Grand Maître, reçut un coup de mousquetqui lui fit sauter un œil hors de la tête. D’autresétoienttuez à coups d’épée, ou brûlez par des feuxdartifices. Le Grand Maître étoit trop avant dansle péril pour n'en avoir pas fa part : il fut blessédangereusement à la jambe d’un éclat de grenade.
Tant que le combat dura , il dissimula généreuse-ment fa blessure ; par ses paroles, & encore plus parson exemple, il faifoit combattre de simples soldats,comme il auroit pu faire des Officiers &des hom-mes touchez de l’amour de la gloire. Le zele mêmede la religion parmi les paysans & les bourgeois,diminuoit les horreurs de se mort, & rendoit, pourainsi dire, tous ses combattant égaux. Plusieurs
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