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Tome quatrième.
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de Malte. Liv. XIII. yjcette occasion j & se sir tuer courageusement sur labrèche.

Tant dassauts si meurtriers commençoient àrebuter les soldats T ures ; le Bacha leur donna deuxou trois jours de repos. Mais des le vingt on avoirjette dans le grand bourg un billet cacheté , quifut porté aum-tôc au Grand Maître, & dans le-quel il ne trouva que ce seul mot Jeudi. 11 en-tendit aisément ce que signifíoit ce terme, & qu ildevoir ce jour-là s’attendre à une nouvelle attaque.Il s’y prépara avec son courage & ía fermeté ordi-naires. Pour n être pas surpris, sc pour reconnoîtrela disposition de ses soldats, dés le mardi vingt-unil sit donner une fausse allarme. Chacun courutauíîì-tôfc à son poste ; & par cette épreuve, le GrandMaître n’eut qu a se louer de la vigilance de l'Os-ficier, & de l’activité du soldat. Il s’apperçut seu-lement que par la perte qu’on faisoit tous les joursd’un grand nombre de Chevaliers, il'en manquoiten de certains postes pour conduire & pour animerles soldats.

Le bruit en étant passé à lìnfirmerie, ce qu il yavoir de Chevaliers blessez, & qui pouvoient en-core se soutenir, en sortirent courageusement ; ôcà l’exemple de ceux du Fort Saint Lime, ils aimè-rent mieux aller audevant de la mort, & la ren-contrer fur la brèche, que de Tattendre dans leurslits. Le Grand Maître, après avoir admiré leur cou-rage, les distribua dans les endroits où il en avoirle plus de besoin : & soutenu par des guerriers quiíèmbloient être quelque chose de plus que desTome IV. H

Jean

DE LA

Valette.