de Malt e. Liv. XIII. 75
trée par une chaîne d’antennes. de pieux & de bar- j £ A *ques : & depuis que la flore Chrétienne avoir paru valettb,
pour la premiere fois près de Linose , l’Amiral -
Turc avec route l'armée navalle, se tenoit conti-nuellement fur le fer, & devant le grand port,pour en défendre Tentrée aux Chrétiens.
Le débarquement du secours dans un endroitstout opposé, consterna également les deux Gé-néraux ; ils craignoient à tous momensde voir fon-dre fur eux les principales forces deda Chrétienté j& fans même s’instruire , selon les réglés de laguerre, du nombre des troupes qui compofoientce secours, ils leverent le íîege avec précipitation yretirerent leur garnison du Fort Saint Lime, aban-donnèrent même leur grosse- artillerie, & se rem-barquèrent avec une précipitation peu differentedune fuite ouverte & déclarée. Le Bacha ne furpas plutôt dans son vaiíïèau , qu’il eut honte des’être laissé surprendre par une terreur íì subite,.
Un esclave échapé du grand bourg augmenta en-core sa confusion en lui apprenant que ce secoursqui avoit fait fuir seize mille hommes, n etoit auplqs composé que de six mille, encore harassez d’uiivoyage par mer, sans Général, & commandez:seulement par des Chefs indépendans les uns des-autres, peu unis entre eux, & qu'on ne croyoitpas, s'ils voyoient les Turcs dans leurs premiers:postes, qu’ils osassent quitter les rochers & les dé-filez où ils étoient retranchez. Mais l avis étoit ve-nu trop tard ; ôc à moins de recommencer le siégé’tout de nouveau , les Infidèles ne pouvoient pluscompter fur leurs lignes, & fur leurs retranchementTome IV* K