de Malte. Liv. XIII. 75tience d’en venir aux mains. Mais l’avis du Vice-Roi d’Alger, & pour lequel le Bacha se déclaroit,l’emporta de deux voix. Le débarquement fut ré-solu , & le Bacha outré contre lui-même d’avoirlevé le siégé si brusquement, & quicraignoit toutde la Porte, s’il y retournoitmalheureux,résolutde vaincre, ou de se faire tuer à la tête de ce quilui restoit de troupes , plutôt que de mourir parla main infâme d'un boureau. II se sit mettre aussi-tôt à terre ; mais de la part de ses soldats, il trouva*beaucoup de difficulté à les faire sortir des vais.feux. Us se plaignoient de ce qu’après un siégé silong & si meurtrier, on vouloir, disoient-ils, lesramener tout de nouveau à la boucherie. Il salut ypour ainsi dire les arracher dé dessus la ilote : ôcce ne fut qu’à coups de bâton que leurs Officiersles firent débarquer. Le Bacha fit prendre à la meil-leure partie le chemin de la Cité notable, où il ef-peroit rencontrer les Chrétiens. Et pour faciliter;fa retraite & son rembarquement en cas de mau-vais succès, il laissa au bord de la mer le Vice-Roi d’Alger avec quinze cens hommes : Pialy, qui'depuis que les Chevaliers étoient rentrez dans leFort Saint Elme, ne pouvoir plus rester dans leport Muzet, de concert avec ces deux Généraux,.,fit retirer ses vaisseaux dans la cale de S. Paul.
Le Bacha s’avança ensuite pour aller chercheri’armée du secours. Afeagne de la Corne qui fai-foit la fonction de Maréchal de camp, lavoit fairretrancher fur une colline d’un difficile accès, Lcause des défilez dont elle étoit environnée.
-Le Grand Maître toujours attentif fur les dé-
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