de Malte. Liv. XIII. 8zqu’on donna au grand bourg qui en avoir été lepriry:ipal theatre, le nom de Cité 'victorieuse , qu’ila conservé jusqu’à ce jour.
Le Grand Maître y retint les Seigneurs qui com-mandoient les troupes du secours ; on les logeadans les endroits qui avoient été le moins en-dommagez par TartiHerie des Turcs ; ils y furenttraitez honorablement, & servis même avec au-tant d’abondance qu on le pouvoit dans unePlace qui venoit de soutenir un siégé de quatremois. Les caresses du Grand Maître, Ôc l’exempledé fa frugalité suppléèrent à la délicatesse de labonne chere : & quand ces Seigneurs prirent con-gé de lui, il les combla de presens, & répanditbeaucoup d’argent parmi leurs troupes. Le trésorde l’Ordre en fut épuisé , & la Valette ne se ré-serva pour ainsi dire que l’esperance de le rem-plir dans la fuite avec les dépouilles des Infidèles:c'étoit un fond assuré, qui depuis plusieurs siécles,n avoir jamais manqué à ces guerriers.
La nouvelle de la défaite des Turcs íe répanditbien-tôt dans toute la Chrétienté : ce fut le sujetdune joye publique, &; qui éclata par des illumi-nations , des feux , des prières & des actions degrâces folemnelles. Le nom de la Valette étoit cé-lébré dans toutes les Nations, & sur tout en Italie& en Espagne , dont les Chevaliers étoient pourainsi dire les gardes-côtes & les protecteurs desProvinces maritimes. Le Pape Pie IV. & Philippe11. Roi d’Espagne, comme plus intéressez à la con-servation d’une Place dont ils tiroient de grandssecours, donnerent à son intrépide défenseur des
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Valette.