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loientà faire combler les tranchées, ou à débarasser ^ D E Elesbreches des décombres des murailles que le ca- Valettbnon avoir abbatues.il y enavoit qui faisoient char-rier des pierres pour rétablir les fortifications, oupour en construire de nouvelles.
Dans cette République militaire tout agissoit,tout travailloit: le Grand Maître fur-tout,pendantprés de deux ans ne quitta point les ouvriers qu ilemployoit à la nouvelle Ville : il y passoitles joursentiers, & on voyoit ce Prince au milieu des char-pentiers ôc des maçons prendre ses repas commeun fimple artisan, ôc souvent même y donner sesaudiences ôc ses ordres.
Parmi cette foule de foins differens dont il etoitchargé, rien ne lui faifoit plus de peine que le dé-faut dargent destiné au payement des ouvriers,ôc que les Receveurs de l’Ordre dans les Provincesd’au-delà la mer n’envoyoient pas toujours assezrégulièrement. Pour y suppléer, il fit fraper de lamonnoye de cuivre, à laquelle il attacha une disse-rente valeur, selon la grandeur disserente dont elleetoit taillée. D'un côté on voyoit deux mains en-trelassées, qui íètouchoient-, & de l’autre, les armesde laValette, écartelées avec celles de la Religion,ôc pour légende ces mots latins : Non Ls, sede i d e s : Faites moins attention au métal , qu a la pa-role inviolable qu on vous donne de le reprendre : ôcen ester on ne manquoit jamais, sitôt qu on avoirreçu de l’argent, de retirer cette monnoye : ôc parcette exactitude la confiance parmi le peuple s'é-tablit si solidement, que le travail ne fut jamais nidiscontinué ni même ralenti»
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