94 Histoire de l’OrdreJean p unis. Le Grand Maître au milieu de la gloire dontvaiette. il étoit environné, sentit vivement les atteintesque de simples particuliers oioient donner à l’au-torité souveraine. Attaché inviolablement à sob-servation desloix, austi juste estimateur du mérite»que sevcre vengeur du crime, il ne soufsroit ni lavertu sans récompense, ni les fautes fans châtimentsCes grandes qualitez le faisoient également crain-dre & révérer, & on n’ignoroit pas dans l’Ordreque le crédit & la faveur n avoient aucun pouvoirauprès de lui, ôc qu’on n’enobtenoit point de gra-ces,q[u’on ne les eût méritées.
Cependant cette louable fermeté lui attira dela part du Pape même un nouveau sujet de mé-contentement, qui ne contribua pas peu à abrégerune vie si illustre. Quelques Cardinaux avides desgrands biens que l’Ordre possedpit dans les diíse-rens Etats de la Chrétienté, fur'-tout à Rome ôcen Italie, avoient insinué à differens Papes quela disposition des premieres dignité? de cette Re-ligion militaire » leur appartenoit comme auxpremiers Supérieurs de tout l’Ordre : & fur ce fon-dement, ces Pontifes avoient souvent conféré leGrand Prieuré de Rome à des Cardinaux, leurs ne-veux, qu’ils rendoient capables par une dispenseapostolique , ôc par la plénitude de la puissancedes clefs , de pofseder cette dignité militaire. Surce fondement le Prieuré de Romeétoit passé suc-cessivement entre les mains de plusieurs personnesdu sacré College.
La Vaiette soufsroit impatiemment cette dis-traction des biens de la Religion. Ce Grand Mat;
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