de Malte. Liv. XIV. 2.37Grand Maître, & par la délicatesse avec laquelleelle étoit écrite, cjue ce Prince avoir eu dessein,non de répondre a un Chef d’escadre du GrandSeigneur, mais de faire connoîcre ses intentionsau Grand Seigneur même par son premier Mi-nistre, l’envoya au Grand Visir. Quelques joursaprès il lui en parla, ôc fut agréablement surprisde le trouver dans la disposition, non feulementde faire les échanges, mais même de négocier lapaix avec la Religion de Malte. Le Marquis deBonnac persuadé que cette paix ne pouvoir êtreque très avantageuse à l’Ordre & à tous les EtatsChrétiens, y travailla avec application, & ména-gea tellement l’efprit du Grand Visir, qu’il avoirgagné par fa probité & sa franchise , plus encoreque par la supériorité de son génie, que tous lesarticles qu’il proposa, furent acceptez. 11 les en-voya au Grand Maître, & en écrivit à la Cour deFrance, qui après un mûr examen, lui donna ordrede continuer à donner fes foins à la réussite de cetteaffaire.
Le Grand Maître fit examiner les propositionsde la Porte, & envoya fes observations au Marquisde Bonnac. On aima mieux faire une trêve limi-tée, qu’une paix ; on prit toutes les précautions né-cessaires pour mettre l’Ordre à couvert de tout re-proche ; tout fut agréé par le Grand Visir. Voiciles articles dont on étoit convenu. .
i°. Que les esclaves feroient échangez-récipro-quement ; & que s’il y en avoir plus d’un côté quedel’autre, les surnuméraires feroient délivrez pourcent piastres par tête. Gg iij
Antoine
Manou
DE
VlttHENA.