iL Dissertation sur le Gouvernementblir la descendance & la legitimité d u présenté' ;cependant ces actes ne siiffiíënt point pour prou-ver fa noblesse, à cause de la facilité des Notairesà donner aux Parties contractantes les titres & lesqualitez quelles veulent prendre, fans examinersi elles leur font dues. Mais au défaut de ces titres,qui ne forment qu une simple énonciation , fansattribution de droit, on a recours au partage desterres nobles, aux actes de tutelles, aux lettres degarde-noble, aux actes de foi & hommage, auxaveux & dénombremens, aux brevets & provisionsde Charges, portant titre de noblesse, aux bans &:arriéré-bans, & enfin aux tombeaux, épitaphes,armoiries , vitres ôc littres anciennes des Eglises.
On appelle la troisième preuve, locale , parce-que les Commissaires font obligez de se transpor-ter fur le lieu de la naissance du présenté ; & mê-me, quand ils veulent être exacts, ils doivent paffer jusques dans le pays de l’origine de fa famille,& fur l’endroit d ou font sortis les ancêtres qu ilprésente pour Gentilshommes de nom & d armes-,ou , si cet endroit est éloigné & situé dans un au-tre Prieuré , s’adresser au Prieur de çe canton, pourfaire faire ces informations.
La troisième eípece de preuve se tire dune en-quête secrette que les Commissaires font à l’infçíldu présenté : on n’exige point que ces témoins soientnobles comme les quatre premiers ; on n a égarddans ce choix qu a leur probité. Quand ces quatrefortes de preuves se trouvent selides, ôc confor-mes, les Commissaires en dressent un Procès ver-bal qui est porté au Chapitre du Prieuré ; de-là il