de l’Ordre de Malte; ^treprife qui a peu d’exemples, ils se font faits unfi grand nombre de ce qu ils appellent Familiersdu saint Office, qu’ils en ont formé comme unenouvelle domination , & des sujets, qui à la fa-veur de quelques Patentes de rinquisition, ne pré-tendent pas moins que de se soustraire à la Sou-veraineté de l'Ordre. Ces sujets de l'Ordre, qu’onpeut traiter de rebelles, composent les deux tiersdes habitans de rifle : en forte que tous ceux quiont de largent ou du crédit auprès de lìnquisi-teur, à la faveur de fa protection & de ses Paten-tes , prétendent n'être pas obligez de prendre lesarmes fur les ordres du Grand Maître, quand ils’agit de repousser les Infidèles qui font des des-centes dans Tlfle. Les vues sécrétés des Inquisiteursfont apparemment, après avoir enlevé au GrandMaître ses sujets naturels, de le réduire lui - mê-me insensiblement à la triste condition de leurinférieur. Et nous voyons dans un Mémoire pré-senté au Roi Louis XIV. de glorieuse mémoire,parlà Langue de France, que lìnquisiteur de ce tems-là, avoit eu l’audace, au préjudice du respect quiest dû au caractère de Souverain, de vouloir assu-jettir les Grands Maîtres, quand ils se rencontrent,à faire arrêter leur carosse devant le sien. Aprèscela il ne manquoit plus aux projets ambitieux decet Inquisiteur, que des'emparer des revenus atta-chez à la dignité de Grand Maître, & tant de ceuxde la Principauté, que de la Grande Maîtrise.
Les revenus de la Principauté consistent dans-lès droits de T Amirauté, à raison de dix pour cent.fur toutes les prises : on comprend dans les mêmes'
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